Des ciel et noir au paradis :
Tours - Metz (Demi-finale)
Dans les vestiaires, avant le coup de sifflet :
Ecoutez les gars... ce soir ... dans 10 minutes...
quand vous serez dans le couloir... à côté des messins...
Je veux que vous les regardiez bien.
C'est à ce moment que le match commencera vraiment.
Je ne veux pas que vous les respectiez.
Je ne veux pas que vous les considériez comme 2 divisions au-dessus.
Ce soir, la saison prochaine commence vraiment.
On est 2 équipes de Ligue 2 qui vont se battre pour aller en finale.
Et nous, on a l'avantage d'avoir fait une excellente saison. On a déjà un titre dans la vitrine.
Eux sont pris depuis un moment dans une spirale descendante.
Regardez Saint-Etienne ! ils vont descendre aussi en Ligue 2, mais ils ont toujours cherché à produire du jeu, et ont remporté la Coupe de la Ligue, cettes saison !
Metz, au contraire, s'est laissé couler
Alors à nous la place au paradis !
Hatchi s'est blessé pour 2 mois à l'entrainement quelque jours auparavant. C'est le seul absent.
Tandis que mon équipe-type est positionné comme à l'accoutumée, Metz applique un 5-3-2 défensif et resserré. Seuls 2 AL jouent sur les côtés.
La situation est claire. Ils jouent la barricade. A nous de prendre le rôle de détonateur.
D'entrée de jeu, mes gars s'engagent complètement et prennent le jeu à leur compte comme je leur ai demandé.
Le pressing collectif basé sur celui de Porto nous assure un nombre de ballons récupérés importants. Les axiaux remisent sur les latéraux pour écarter le jeu, puis la vitesse des attaquants eux-mêmes écartés fait des dégats, face au repositionnement imparfait des lorrains.
A la 15 ème, c'est sur ce type de construction,
Peralta étant pour le coup l'axial,
Hoarau faisant la transmission vers
Diarra (le latéral) et
N'Diaye le buteur reprenant une longue passe aérienne, qu'on ouvre logiquement le score.
Metz est à la peine et doit s'en remetre à des coups de pieds arrétés (nombreux de part et d'autre), ou bien à quelques contres pris en charge par
Babacar Gueye pour se montrer dangereux.
De notre côté, les passes aériennes en diagonale, du genre de celle décisive de
Diarra, sont très efficaces et mettent à la rue à presque tous les coups la défense messine.
Elle est d'ailleurs toute surprise de ne pas concéder de 2ème but avant la pause.
Néanmoins, cette domination aurait pu nous être aussi préjudiciable, car aspirés vers l'avant, un ultime contre de Metz tout en une-deux à 1 toucher de balle oblige
Jourdren à un arrêt réflexe.
Au retour du vestiaire, on ne perd pas nos bonnes habitudes.
Hoarau, redescendant souvent pour effectuer la première transmission, est très bon ce soir dans un rôle de Pivot 9 et demi dans lequel je l'avais peu utilisé jusque là.
Metz est moins réactif, et il faut un excellent
Ebede dans les cages pour retarder à chaque fois l'aggravation du score.
En revanche, sur les quelques frappes que se procurent les messins, presquent toutes frolent les poteaux ou la lucarne, ce qui me fait rester constamment aux aguets malgré une nette emprise sur le match.
A la 80ème, l'entraineur messin tente le tout pour le tout en faisant entrer 2 attaquants en + pour passer en 4-2-4.
83 ème : sur un ballon perdu à la suite d'un corner,
Peralta aux aguets lache une frappe puissante qui rebondit sur un messin. Le ballon se retrouve entre les pieds de
Diarra qui n'a plus qu'à la pousser au fond.
2-0 ! Enfin le but de la sécurité !
Hoarau sort au profit d'un défenseur. On ferme la boutique

C'est une très grande joie qui m'envahit.
Je ne m'y attendai pas du tout mais sur un point, on a déjà fait mieux qu'à l'age d'or du
Tours FC en passant les demi-finale de Coupe de France.
Et notre adversaire, qui jouera sa 3ème finale consécutive sera ...
Marseille !
Tours - Marseille : La finale !
Dernier match de la saison. Et pas n'importe lequel.
Cette fois pas de certitude, pas de calcul.
Il y a 90 minutes minimum et 22 joueurs sur le terrain ayant la possibilité de se planter ou de se transcender.
D'emblée, la pression marseillaise est palpable. Leur pressing haut et soutenu, la rapidité de leur trasnmission, les qualités techniques de leur milieu rappellent certaines de nos qualités avec une constance et une intensité supérieure.
Rapidement,
Cissé s'illustre par une frappe puissante mais non cadrée.
De notre côté, on n'arrive à s'en sortir que grace à la coapération des axiaux avec
Sory-Conté sur la droite ou
Diarra à gauche pour remonter le ballon et proposer des ballons centrés aux attaquants.
A la 8ème, sur une action confuse,
Carasso repousse 2 frappes.
On a très peu d'occasion car, si on arrive à remonter le ballon sur les ailes, la défense marseillaise anticipe toujours assez pour nous stopper avant d'entrer dans la surface. Et l'espace aérien leur appartient aussi.
11ème : nouvelle frappe de
Cissé détourné en corner.
Et Faty ouvre la marque d'une tête dévissée.
Toute la suite de la première mi-temps se jouera de cette façon.
La domination marseillaise demeure, mais on arrive toujours à remonter le ballon jusqu'à une certaine distance.
Un sentiment de frustration accompagne l'équipe jusqu'au vestiaire à la pause.
On produit du jeu, mais on est facilement contenu.
De son côté, Marseille ne reproduit pas beaucoup d'occasion aussi nettes que celles de
Cissé en début de rencontre.
Mais la multitude de tirs cadrés laisse ses traces sur le moral.
La 2ème période se passe à peu près de la même manière.
Hoarau rate un immanquable.
Niang en rate 2. L'entrée de mon joker
Buonanotte ne changera rien.
On conserve la satisfaction de ne pas avoir concéder d'autre but, avec un peu de chance, il faut bien l'avouer.
Mais aussi d'avoir réaliser une bonne prestation face à une très bonne équipe de Ligue 1.
S'il y a des défaites qui laissent présager du bon, celle-ci en est.

C'est ainsi que s'achève au niveau sportif cette saison 2007/08.
La coupe revient à son juste champion qui fait mentir le proverbe "jamais 2 sans 3".